Home
BLOWJOB_ [entries|friends|calendar]
_BILLIE COSTIGAN

[ userinfo | livejournal userinfo ]
[ calendar | livejournal calendar ]

ghost on the highway [Oct 11 2007 / 10:43pm]



She is like an eye-blue swimming pool
but, she will never know that she is there
we sit together drunk like our fathers used to be
I'm looking up and God is saying ‘What are you gonna do?’
I'm looking up and I'm crying ‘I thought it was up to you!’

Ca t’écrase en soft, les airs batards & cie. Du sang dans la bouche, les cris, la rage que tu bouffes et que tu chiales. Et puis des fois des grands vides aux yeux clairs qui se perdent dans ta tête. C’est fini, la mer, c’est fini. Tu remballes le sable dans un bout de ton cœur. Ca te crache à la tronche et t’espère encore plus. Tu cherches pas à sortir. Tu veux juste fuir. Partir à la baille. Tu t’souviens comment ça te faisait envie tout ça. Les beaux jours de grande fille. Credit card et compagnie. Comment tu pourrais faire ta belle sur tes high heel shoes. Avec l’avenir qui t’ouvre grand les bras. Et roule bb. T’étais juste le roi du monde dans ta tête de môme. A tout faire péter. Tu le savais. Chaque jour, ça te semble un peu plus loin. Du bordel à plus savoir quoi en foutre. La tête dans tes mains, tu pleures pour – ne pas - oublier. Les ongles noirs de larmes, de crasse et de honte. De clopes en clopes, de verres en verres. De shooters en shooters, tu t’refais une beauté. Et tes rêves de poupée dorée, tu les colles au placard. Jusqu’au prochain été.

 

coke. Fire Spirit cf. THE GUN CLUB  

 

READ 1 COMMENT

[Aug 29 2007 / 8:12pm]

WAITING IN THE RIGHT BARS
WAITING IN THE RIGHT SHOES
WAITING IN A FAST CAR
WAITING IN THE AIRPORTS

[it’s allright my friend… just waiting]




[I love Kemper Boyd]

A part refuser de sortir de ton pieu, cracher sur ta tronche dans la glace, te haïr un peu plus de minutes en minutes, te laisser mourir devant la télé, attendre qu’on t’appelle, refuser de sortir, lire et détester J. Ellroy, tu glandes que dalle de tes journées. Ca tourne en rond dans ta tête de piaf déplumé, t’as même pas envie de te secouer pour un sac. Tu voudrais juste que tout s’arrête cash. Du bordel dans la caloche comme on en fait plus. Avec des grands airs de poupée gonflée. De la larme sèche qui reste collé à l’œil et qu’on lâche discretos pour pas faire causer. La même chose en stand by all the days long. Tu t’écrases facile quand ça hausse un peu le ton. Tu veux plus mettre un pied dehors. Tu crèves de rester locked in your room. Tu t’emmerdes et tu veux pas que ça change. Tu détestes ce que tu deviens et tout le monde s’en branle. Va savoir, c’est peut être mieux comme ça.

+ WAITING cf. THE DEVLINS  


READ 2 COMMENT

[Aug 22 2007 / 12:20am]

‘H. Hugues was pissed. Pete pissed him up
with a fix of codeine.’

J. Ellroy.

 



Y’a comme un goût amer qui revient sur la langue. Comme dans ces autres songes dont tu crevais le soir. Des fois, des airs d’orage. Ca te balance en grand, dans la chair et les tripes. De la gueularde franche, pour des airs plus intimes. Des hivers en Septembre, tu ne peux que crier. Avec les pages blanches qui se perdent dans les blés. Tu es si seule. Tu as si peur. Comme une mélodie qui te bouffe le crâne. Toc toc dans ta tête, et le manège s’arrête. Regarde toi, là dans mes yeux. Regarde un peu. L’instant. Le reste du monde qui ne veut que te fuir. Tes crises de panique qui te rongent les ongles. Jusqu’au sang, jusqu’aux larmes. A chialer tout d’une gosse aux iris délavées. D’un monde qui te broie, que tu voudrais bannir, il ne reste que toi. Regarde un peu devant, ce qui te tend les bras. Regarde et crie, et claque, et hurle ta détresse. Et les mots qui te blessent. Tu n’y arriveras pas. Tu n’es qu’une girouette. Ca te crève le cœur. Et c’est foutrement bon. Tu te mords fort les lèvres, pour garder le contrôle.

_ DON'T MAKE ME A TARGET cf. SPOON.   

READ 7 COMMENT

[Jun 22 2007 / 2:40pm]

SO DON’T LOVE ME DISCONTENT
LIKE YOUR LOVE IS SPENT
WHEM I’M LYING ALONE
BABY WHERE’S YOUR HOME
YOU’RE LOOKING FOR ME
IT’S ALL FOR FREE
I GOT LOVE TO KILL FOR MY MAN OF STEEL
BURNING COLD TELLING ME NO
YOU’RE BURNING COLD
I CAN’T LET YOU GO
I CAN’T LET YOU GO



[HE'S A BULLSHIT KING]

On a rainy afternoon, les lacrymales en feu. Un reste de cigarette smoke dans les dents, ça fume doucement, ça pèse. Brûle. Tu craches et tu te maudis. La peau cireuse d’un lendemain bâtard. Tes doigts fatigués qui courent et cherchent un truc vicieux pour pas te paumer. Demain, tout ira mieux. Tu te disais que ça serait jamais dur. Que bizarrement t’en bavais depuis longtemps mais que ça allait. Que tu prenais ça avec que dalle dans les yeux. Qu’tu t’finirais à la vodka. Là sur le rebord de la fenêtre, à regarder mourir la ville pendant que tu piétines ton cœur de môme et tout ce qui va avec. A même pas lui en vouloir au fond. Juste, à te détester d’y avoir cru. Qu’il aurait jamais dû revenir, ça sonne comme une évidence. Au dehors plus un souffle. Au-dedans, ça cause gossip & cie. Tu crois qu’il va la tirer ? Entre deux gorgées, tu craches. Foutez leur la paix bordel. T’attends que tout s’éclipse. Lost in the loft. Tu voudrais pleurer un peu mais tout ça reste sec. Tu fais de belles rencontres, à défaut d’y voir clair. On cause ice cream. High school. On se perd dans les mots. On se sourit. On se rend compte qu’elle c’est pire. On oublie un peu. 2-3 heures à rire comme on peut. Déblayer le bordel. Essuyer les verres. Vider les bouteilles. Et puis, sortir de la cuisine quand il sort de sa chambre. Retenir ta main qui ne demande qu’à partir. Face to face. ‘J’vais faire un tour.’ Silence. ‘Ouais. Ouais, tu devrais.’. Avec le sourire simple de la fille pas chiante. Partir. S’écouter pleurer. S’écouter vomir. S’écouter mourir. Et puis recommencer.     

 

[WHAT'S IT GONNA BE?
IS THAT EVEN A QUESTION IN YOUR MIND?]

BURY ME cf. SMASHING PUMPKINS_

READ 1 COMMENT

navigation
[ viewing | most recent entries ]

Advertisement